Le silence de ma mere
Autobiographie d'une adoptee

Yvonne, la sœur de Berthe, arrive en visite de la Floride. Yvonne fait une révélation choc à Berthe en lui confiant que sa mère n’est pas sa mère. Berthe ne la croit pas et cherche des indices qui pourraient l’amener à découvrir la vérité. Puis, elle apprend qu’elle est l’enfant du péché, née hors du mariage dans les années ’50. Ces informations la bousculent et elle tente, tant bien que mal de rester calme devant ce qui est arrivé. Elle se sent trahie, ne reconnaissant plus son identité. Qui est sa mère? Pourquoi lui a-t-on caché la vérité? Qui est son père? Elle a droit à des explications, puisqu’en l’espace d’un instant sa vie bascule lorsque qu'elle apprend que sa mère n'est pas sa mère.

BERTHE le silence de ma mere, l'histoire

Dans les années ’50, la religion catholique, la médisance et les calomnies dictaient la conduite des canadiens français ! Par exemple, une jeune fille-mère faisait la honte de la famille et de la société. Aussi, pour empêcher les commérages, on l’envoyait dans un endroit éloigné, à l’insu de tous. Ou bien, on enfermait la malheureuse au couvent, chez les « bonnes sœurs » comme on appelait les religieuses du temps. Pour les plus jeunes à la maison, et pour la famille et le voisinage, le père et la mère devaient justifier  l’absence de leur fille enceinte en racontant qu’elle était aux études en ville ou partie travailler à la campagne. On inventait une tapisserie de mensonges, de belles histoires bien étoffées pour blinder le secret et éviter le scandale. Personne ne devait être au courant que l’exilée avait eu un bébé. Certains de ces enfants devenaient le ‘’dernier né’’ de la mère de famille, mais la plupart d’entre eux étaient adoptés. Ils le savaient peut-être ou ils l’apprendront un jour, parfois vingt, trente ou quarante ans plus tard. Ce récit raconte le destin de BERTHE, l’une de ces enfants.

Mise à jour

Le 16 juin 2018 au Québec, l’entrée en vigueur de la loi 113, redonne espoir. Le sceau de confidentialité a été levé, sur plus de 300 000 dossiers d’adoption, dont le mien.

Cette loi donne désormais aux orphelins et aux enfants adoptés entre les années 1920 et 1970, la possibilité de connaitre l’identité de leurs parents biologiques. Ce dénouement apaise mon indignation et réjouit mon cœur, pour tous ceux et celles  qui feront valoir leurs droits légitimes de connaitre leurs origines génétiques. Tous ces enfants qui ont attendu si longtemps… devenus adultes, ils connaitront, enfin, leurs racines. Puis, de ces informations, lorsque possible, pourront naître des retrouvailles, si tel est le choix de chacun.